vivre et servir

Sciences de l’âme

Sciences de l’Ame

Les sept rayons - Energies de Vie, Energies Conscientes

Ainsi qu’ils ont été succinctement définis dans un premier article, les sept rayons sont :

« des énergies conscientes, d’origine spirituelle, identifiées par un taux vibratoire et qui peuvent impacter la matière ou s’y incorporer. »

Cette définition montre que les rayons existent de manière double. Ce sont des forces conscientes (qui pensent) et des énergies vivantes (qui impactent leur milieu).

Tout est vivant, tout est conscient

Cette dualité Vie/Conscience est caractéristique de l’ensemble de la création. Toutes les réalités de notre univers sont, dans des proportions diverses, vivantes et conscientes. Mais lorsque l’entité qui observe est très éloignée par son développement, de la vie et la conscience qu’elle cherche à connaître, il lui devient difficile d’admettre que toute vie jouit des mêmes prérogatives. Ainsi, un être humain qui observe un animal reconnaîtra sans peine l’impact de sa vie sur son environnement et percevra aisément la conscience sensible dont il fait preuve. Mais cet impact et cette vie lui paraîtront peut-être moins grands lorsqu’il observera une vie du règne végétale et quasiment inexistant lorsqu’il observera un minéral. Pourtant la vie et la conscience y sont présentes au même titre que dans les autres règnes, mais la perception de l’homme n’est pas suffisante pour les observer telles qu’elles sont.
De même, au-delà de la conscience humaine, se déploient des existences grandioses dont la conscience est infiniment plus vaste que celle de l’homme, mais l’être humain n’aperçoit de ces vies supérieures que la croûte extérieure, sans pouvoir s’apercevoir qu’elles pensent et agissent à des degrés bien plus élevés que lui. De telles vies sont les planètes et les étoiles qui remplissent la voûte des cieux.

Le point commun de toutes ces existences, du plus humble minéral à la galaxie la plus vaste reste la dualité vie/conscience dont ils sont constitués.

Séparation vie/conscience puis réunification de la vie consciente

La création peut être considérée comme le passage de la non-existence à l’existence. Cette transition qui permet à toute chose de venir à l’existence n’est finalement que le passage de l’unité à la dualité (vie/conscience). Sans cette « dualité première », une chose ne peut exister.

Dans l’homme, la pensée et les sentiments se situent du côté de la conscience, tandis que les instincts (mouvements corporels, faim, soif, instinct de reproduction, instinct grégaire, etc.) proviennent de la vie qui circule en lui.
Les sentiments et les pensées sont ressentis et perçus par l’homme mais ses instincts et ses pulsions agissent par lui et à travers lui. Cette différence entre la perception et l’action provient de la distinction entre conscience et vie.
Les instincts manifestent notre vie tandis que les pensées expriment notre conscience.

Il y a toutefois dans l’homme un lieu ou la vie et la conscience se rapprochent, un terrain de rencontre où ils coopèrent. Ce lieu de rencontre est la Volonté.
La volonté humaine, en effet, est pour une part, une pulsion de vie qui meut et impacte l’environnement et pour une autre part, elle est un processus conscient de pensée. La volonté est un moteur pour l’action mais elle est aussi un motif pour la conscience. Elle appartient bien aux deux domaines de la vie et la conscience. C’est pour cela que la volonté est le symbole de l’unité première qui précédait l’existence ; l’unité dans laquelle vie et conscience ne formait qu’un. La parfaite expression de la volonté est également le but que poursuivent toutes les créatures de l’univers, caractérisées par la dualité vie/conscience.
Les enseignements du Tibétain indiquent que le long processus qui conduit l’homme du stade quasiment animal lorsqu’ il débute son évolution dans le règne humain, jusqu’au stade d’initié, s’achève par le réveil de la volonté qui gisait endormie en lui. Mais la volonté dont il s’agit ici n’est pas la volonté commune qui s’exprime par une forte compulsion, généralement étrangère à toute raison.
Cette volonté supérieure désignée dans les enseignements du Tibétain, est « la rencontre d’un instinct qui à force d’élévation est devenu conscient et d’une pensée qui à force de profondeur est devenue vivante ».

Le rayon I, prélude de la création

Les sept rayons ont été imagés (voir article précédent) comme des rayons qui partiraient du centre d’une roue et rejoindraient sa périphérie. Mais dans cette représentation, ils coexistent les uns à côtés des autres en tant que sept réalités parfaitement équivalentes. Ils ne semblent pas, par leur fonction, se distinguer entre eux. Chacun rayonne simplement du centre vers la périphérie de manière équivalente. Mais, s’il en était ainsi, il n’y aurait pas nécessité de définir un ordre entre eux : le premier rayon, le second, le troisième, etc.

Or, les rayons eux-mêmes répondent à la règle précédemment décrite qui amène le non-existant à l’existence ; l’unité à la dualité. Ils se conforment à la loi même de toute création : passer de l’unité indifférenciée à la dualité. Mais les sept rayons étant un tout unifié, chaque rayon représente donc un aspect de ce tout, une phase de ce processus créateur. C’est ainsi que le premier rayon exprime et symbolise l’unité qui précède l’existence. Lorsque cette existence apparaît, répétons-le, c’est parce que l’unité première se scinde et devient la dualité Vie/Conscience. Tous les attributs de ce premier rayon se comprennent aisément lorsque l’on considère qu’ils expriment simplement ce qui provient de l’unité primordiale ou ce qui y retourne après avoir parcouru un cycle d’existence. Ce rayon a été nommé : Le rayon de la Mort, Le Destructeur, Le Souffle qui annihile, car il est dans ces cas, le retour de l’existence à la non existence, de la création (dualité) au néant (unité primordiale).

Ce rayon est également le rayon de la volonté puisque dans la psychologie humaine, la volonté est, ainsi que cela a été dit, le terrain où fusionnent la vie et la conscience.

On peut donc comprendre de ce qui précède que ce premier rayon est la racine des six autres. Il est le père/mère indifférencié qui donne naissance à la création et y met un terme, mais il demeure lui-même non manifesté, puisqu’il est l’unité primordiale.

En gardant clairement à l’esprit que chaque nombre assigné à chaque rayon révèle le dessein même du rayon ainsi que le rapport qu’il entretient avec les autres, voici une description très synthétique mais néanmoins significative de ces sept rayons. La compréhension de ce qui suit peut ne pas être immédiate, le lecteur est enjoint à y réfléchir profondément. Pour chaque rayon est décrit son effet sur l’aspect conscience et sur l’aspect vie.

Le rayon I est l’élan vital qui donne la Vie, c’est par cette force impérieuse que l’on EXISTE. Lorsqu’il se retire d’un organisme ou d’un être, apparaît la Mort. En traversant les êtres conscients il crée un sentiment « d’urgence » que le mental humain nomme volonté.

Le rayon II est la force universelle qui relie, c’est lui qui permet aux êtres de devenir CONSCIENT. C’est une force en expansion qui est la cause de la croissance de tous les organismes vivants ainsi que de l’instinct qui les poussent à se reproduire et s’assembler. Le couple, la famille, le clan, le groupe social, la Nation sont formés à partir d’une réponse des êtres humains à la force d’assemblement de ce deuxième rayon.

Le rayon III est la puissance qui diversifie, il dote tous les êtres de moyens de s’EXPRIMER. Par l’impulsion de ce rayon, les organismes vivants peuvent interférer avec ce qui est différent de leur propre nature. Les cinq sens, par exemple, sont des attributs créés par le pouvoir de ce troisième rayon ; ils mettent la conscience d’un être vivant en contact avec la lumière, la pesanteur, la vibration sonore, etc.

Le rayon IV crée l’affinité d’une réalité avec une autre, c’est par son pouvoir qu’apparaît la possibilité d’IMAGINER. L’action de ce quatrième rayon établit également la concordance entre l’intériorité (le psychisme) et l’extériorité (l’apparence) des choses et des êtres vivants. Ce que l’on nomme la Beauté n’est que l’achèvement de cette concordance.

Le rayon V distingue l’esprit et la matière lorsqu’ils sont unifiés, et établit un point de contact entre eux lorsqu’ils sont séparés. C’est de cette action que résulte la faculté de CONNAITRE. Ce cinquième rayon oblige l’élan de Vie du rayon I à circuler à travers des structures organisées qui ralentissent le flux de vie brut et le dotent d’acuité. Un exemple d’une telle structure organisée est le corps éthérique. Ce corps énergétique permet aux forces de vie de poursuivre un travail dans l’organisme qui l’organise et le qualifie. Par cette action et grâce aux contraintes endurées par l’organisme dans son environnement, se développent, avec le temps, des aptitudes. C’est ce principe d’adaptation que Darwin a étudié et tenté de décrire.

Le rayon VI fusionne ce qui est conscient avec ce qui est vivant, c’est par cette action particulière qu’il est possible d’ETRE SENSIBLE; d’apprécier. Cette sixième énergie incite les forces de vie du rayon I à s’échapper partiellement de la structure dans laquelle elles circulent (le corps éthérique), à la recherche de leur origine. Ces forces libérées sont responsables de la Radiation et du Magnétisme caractéristiques des organismes vivants.

Le rayon VII enfin, crée un reflet de toute chose, pour que « l’intériorité » qu’elle est pour elle-même devienne « extériorité » pour les autres ; c’est de l’influence réciproque qui s’exerce entre l’intériorité et l’extériorité d’une réalité que résulte la possibilité d’agir. La Vie engendrée par le rayon I, ne possède que deux modes d’expression : l’Identification et l’Action. C’est parce qu’il y a identification de la Vie aux êtres qu’elle fait naître, qu’existe un Sens (et un but) à leur existence. Et c’est parce qu’il y a action de la Vie sur toutes choses, que celles-ci se Transforment. Lorsque le Sens et la Transformation s’associent, on parle d’Evolution (l’évolution est une transformation qui poursuit un but).
Le septième rayon est l’auteur de l’action tandis que le rayon I est responsable de l’Identification.

Précédent
Suivant