vivre et servir

Sciences de l’âme

Sciences de l’Ame

Cinq notions clés

Cinq notions clés sur lesquelles s’appuient les enseignements transmis par A.BAILEY :

1. Toute chose dans l’univers est vivante

C’est-à-dire qu’elle possède une Raison d’être et une capacité de Demeurer ce qu’elle Est.
Le moindre atome de matière comme la galaxie la plus vaste sont considérés comme des entités porteuses de vie qui poursuivent, tout comme l’Homme, un dessein existentiel. Ce principe universel est appelé hylozoïsme.

2. La nature de toute réalité vivante est double : elle est esprit-matière

L’esprit est l’essence à la fois immuable et infinie d’un être et vit en symbiose avec toute réalité présente dans l’univers.

La lumière par exemple, est l’esprit des étoiles, tandis que le vide (ou transparence) est l’esprit de l’espace. Par l’espace dans lequel elle s’étend, la lumière d’une étoile peut être présente en même temps, en une infinité d’endroits différents. En outre, un espace donné peut être traversé par les rayonnements de millions d’étoiles sans être jamais rempli. Le vide de l’espace n’est donc pas simplement vide, il l’est infiniment ; de même la lumière n’est pas simplement rayonnante, elle l’est dans toutes les directions possibles. Ce sont là des manifestations visibles de l’esprit qui ne possède pas de limites.

La matière est le pôle opposé de l’esprit, elle est donc transformable et limitée. Rien de ce qui existe matériellement n’est immuable, la matière subit les affres du temps et semble être en perpétuel changement. Elle est également quantifiable alors que l’esprit échappe à toute mesure. La loi de vie de la matière est l’impermanence tandis que la loi de vie de l’esprit est l’immuabilité.

Lors de l’association de l’esprit et la matière, c’est la matière qui se modèle et s’adapte à l’esprit. C’est le fini et le limité qui se modifient sous l’influence de l’infini. La croissance d’un corps humain durant l’enfance et sa décrépitude dans l’âge mûr ne sont que des effets de l’adaptation de la matière limitée du corps à l’esprit illimité venu à son contact. Ne pouvant exprimer simultanément l’expansion sans fin et le vide infini inhérents à l’esprit, le corps matériel limité par le temps, commence par croître dans toutes les directions durant l’enfance, et puis, plus tard dans la vieillesse, il se vide de sa force jusqu’à la mort.

L’accent mis sur la matière est responsable du matérialisme philosophique tandis que la prépondérance de l’esprit a fait naître son opposé, le spiritualisme.

L’union harmonieuse de ces deux voies est l’effort auquel sont conviés ceux qui étudient l’enseignement de la Tradition Immémoriale.

Cette dualité esprit-matière inhérente à toute chose est aussi la raison d’être d’un troisième principe de la Tradition immémoriale : le principe d’évolution cyclique.

3. Le principe d’évolution cyclique et son corollaire dans tous les règnes de la nature, la loi de renaissance (ou réincarnation)

Toute vie dans l’univers se développe, accroît sa capacité d’être et de connaître dans une expansion sans fin. Cette croissance est rythmée par une cyclicité qui fait alterner les phases où l’Esprit est joint à la matière (la vie telle que nous la connaissons dans des corps) et les phases où l’esprit se retire de la matière et que nous appelons la mort. Dans cette seconde phase (l’après vie) l’esprit demeure conscient et engrange les fruits de son expérience précédente en contact avec la matière. La matière, lors de ce retrait, perd toute édification qui en faisait une Chose ou un Etre et retourne à l’état de substance sans forme.

Plus tard, lorsque l’esprit revient au contact de la matière, on dit qu’il renaît ou se réincarne. Le corps qui se construit lors de cette nouvelle association esprit-matière bénéficie de l’expérience précédemment acquise. Il sera alors mieux qualifié pour répondre au dessein de l’esprit qui l’habite. Toutes les vies de tous les règnes de la nature sont soumises à ce processus.

C’est cette alternance universelle d’association et de dissociation des pôles esprit et matière que l’on nomme l’évolution cyclique.

4. Les 7 Rayons

L’univers et tous les êtres qui y résident existent et évoluent par le concours de sept forces fondamentales qui œuvrent pourtant dans l’unité. Ces 7 forces constructrices sont appelées dans les ouvrages d’A.BAILEY les 7 rayons. Ils sont les énergies par lesquelles la Divinité exprime sa propre nature et agit dans le monde.

Tous les êtres et les choses vivantes de l’univers sont traversés, édifiés et en dernier ressort animés par l’énergie d’un ou plusieurs rayons.

Dans la sphère de vie humaine où ils s’expriment comme des forces psychologiques, ces sept rayons ont été nommés :

  1. Premier rayon de Volonté ou Pouvoir
  2. Deuxième rayon d’Amour Sagesse
  3. Troisième rayon d’Intelligence active
  4. Quatrième rayon d’Harmonie par le conflit
  5. Cinquième rayon de Science concrète
  6. Sixième rayon d’Idéalisme abstrait
  7. Septième rayon de Magie cérémonielle

Les noms rapportés ici décrivent l’effet des 7 rayons sur la conscience humaine. Mais avant d’être des impulsions qui influencent le règne humain ils sont des énergies universelles qui s’expriment comme des lois qui conditionnent la Vie.
La perception de ce qu’ils sont dans leur essence ne relève pas du simple bon sens mais exige une approche plus intuitive.

En voici une présentation très générale (l'article Présentation des 7 Rayons développe et explique les notions complexes exposées ci-dessous) :

L’Existence, la Conscience, l’Expression, l’Imagination, la Connaissance, la Sensibilité (l’appréciation) et l’Action sont des dons de la Divinité aux créatures de l’univers qui les emploient diversement selon leur capacité à les recevoir et les transmettre à leur tour.

Dans le règne humain, les 7 rayons qualifient différents aspects de la nature de l’Homme. Son esprit, son âme, sa faculté de penser, sa sensibilité et même son corps physique sont chacun influencés par l’un ou l’autre des rayons. Bien que vivant par le concours des sept rayons, chaque homme possède une combinaison de cinq rayons qui lui sont propres et le singularisent.

Les rayons étant des forces universelles, la connaissance des rayons qui influence sa propre nature apporte à l’individu une compréhension qui le relie à l’univers. C’est un des sens cachés de la célèbre devise « connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux ». Cette connaissance, si elle est acquise par lui-même, affranchit l’homme d’un savoir relatif.

Toutes les instructions personnelles fournies aux « disciples » dans le livre Etat de Disciple dans le Nouvel Age se basent sur cette connaissance. L’instructeur tibétain indique à chaque étudiant du groupe qu’il a réuni, la combinaison de rayons qui conditionne sa nature, détermine ses aptitudes et lui permet de coopérer selon un angle spécifique à l’œuvre de service au profit de l’Humanité. L’étudiant est enjoint à considérer cette connaissance transmise par l’instructeur avec une parfaite indépendance d’esprit. Dans la mesure où cette connaissance s’harmonise avec l’intuition de l’étudiant, il est encouragé à en approfondir les implications essentielles par une méditation personnelle.

5. L’existence de la Hiérarchie

Le concept de hiérarchie spirituelle déjà présenté diversement par plusieurs religions monothéistes revêt une importance de premier plan dans l’enseignement d’A.BAILEY. Pour la religion Chrétienne, la Communion des Saints désigne l’union parfaite qui existe entre tous ceux qui de tout temps, ici-bas comme au ciel, sont des fidèles du Christ et vivent en accord avec ses préceptes.

Selon la Tradition Immémoriale aussi, une communauté d’êtres ayant atteint un haut développement moral et spirituel par le processus naturel de l’évolution cyclique, se dédie au développement de tous les règnes de la nature. Les membres de cette communauté d’êtres réalisés sont en contact réciproque par le biais de facultés télépathiques qui existent à l’état latent chez l’homme ordinaire. Leur développement qui les a conduits au-delà des vices et des faiblesses humaines que l’humanité doit encore combattre, leur permet d’exprimer sans entrave les parties spirituelles de l’être : l’âme et l’esprit. Bien que se manifestant dans des corps physiques humains, ils sont considérés appartenir à un autre règne de la nature : le cinquième règne. Ce règne constitué d’êtres humains moralement plus développés est la Hiérarchie, ainsi désignée dans l’œuvre d’A.BAILEY.

Beaucoup d’hommes et de femmes qui luttent consciemment contre leur égoïsme inhérent et se dédient au bien de leurs semblables sont en transition entre le quatrième règne et le cinquième. C’est à de telles individualités qu’une grande partie des enseignements transmis par A.BAILEY s’adressent. Dans ses ouvrages, ces individus sont appelés des Disciples.

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